COMÉDIE ROMANTIQUE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

COMÉDIE ROMANTIQUE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

Alain Beaufort avec mes remerciements à Olivier

Genre: comédie

Distribution: 2 femmes et 3 hommes (personnage de la maladie pouvant être une femme)

Comédie romantique d’une nuit d’été met en scène un homme au bord de la saturation, pris dans une nuit où tout vacille : son couple, son désir, son rapport aux femmes, à la fidélité, à la parole et au mensonge. Ce qui devait être une soirée ordinaire se transforme peu à peu en un déchaînement verbal, psychologique et fantasmatique.
Autour de lui gravitent trois figures féminines qui ne cessent de le confronter à ses contradictions : la compagne, exigeante et blessée ; la femme de ménage, observatrice lucide et déstabilisante ; et une présence plus énigmatique encore, qui fait basculer la situation vers l’absurde, le rêve et la dérive. Les échanges, d’abord réalistes et cruels, glissent progressivement vers une farce où les rôles se brouillent, où la raison cède la place à l’excès, et où le théâtre devient le lieu d’une vérité impossible à dire autrement.
Entre comédie conjugale, satire des rapports de pouvoir et plongée dans l’imaginaire masculin, la pièce explore avec humour noir et provocation les mécanismes du désir, de la jalousie et de la mauvaise foi. Les dialogues, vifs et corrosifs, font surgir une parole qui se contredit sans cesse, révélant moins ce que les personnages veulent dire que ce qu’ils cherchent à dissimuler.
À mesure que la nuit avance, la réalité se fissure, laissant place à une forme de délire théâtral où l’on ne sait plus très bien ce qui relève du fantasme, du souvenir ou du pur mensonge. La comédie devient alors un espace de dévoilement brutal, où chacun est contraint de se regarder sans fard.
Comédie romantique d’une nuit d’été est une pièce grinçante, excessive et jubilatoire, qui interroge le couple, la domination, le désir et l’illusion amoureuse, tout en revendiquant le rire comme une arme dangereuse  et nécessaire.


Durée: 1 heure 50

Personnages:

Elle: femme enceinte
Lui: son mari, auteur
La ménagère
L’ami thérapeute
La maladie

Extrait 

Lui : un cambrioleur… (Il saisit une bouteille et marche à pas de loup vers le bruit. Il ouvre une porte.) Sors de là ! Pas de chance ! Je suis armé et ça va être ta fête. Sors de là, profanateur. (Lentement, la femme d’ouvrage sort avec un seau et des torchons.)
La ménagère : C’est moi …
Lui : Je le vois bien … mais … qui êtes-vous ?
La ménagère : La … femme … de … vous plaisantez ?
Lui : J’en ai l’air ?
La ménagère : Euh ! Je ne sais pas. Je ne vous ai jamais vu plaisanter.
Lui : (il la dévisage de près) Je ne vous reconnais pas.
La ménagère : Je m’en doutais …
Lui : Ah ? Et pourquoi ?
La ménagère : Vous ne m’avez jamais parlé.
Lui : Mais…mais…mais si, je vous reconnais… C’est moi qui vous paye en déposant sur la table une enveloppe. Ah !
La ménagère : Et alors !
Lui : C’est la preuve que je sais que vous existez. Ah !
La ménagère : Au même titre que le lave vaisselle, la machine à laver, la …
Lui : C’est faux.
La ménagère : Vous ne me reconnaissez pas !
Lui : Et bien oui, je ne vous reconnais pas ! Et alors ? Vous reconnaissez toujours tous les gens que vous croisez en rue ?
La ménagère : Dans la rue, non. Mais s’il y avait chez moi, un type sortant d’une pièce avec un seau, une raclette et des torchons et ce depuis 2 ans, je saurais qui il est. (L’imitant) Ah !
Lui : Mais je sais qui vous êtes !
La ménagère : Maintenant ! Maintenant ! Ca me fait penser aux pages 118 et 123 de votre livre !
Lui : Oh ! Vous l’avez lu ?
La ménagère : Oui. Et après, j’ai aidé madame à faire sa valise… Ca ne l’a pas empêché de m’enfermer dans le placard.
Lui : Vous voyez que je ne suis pas le seul à vous oublier. Peut-être que vous êtes quelqu’un qu’on oublie…
La ménagère : Je ne sais pas ce qui me retient de ne pas partir aussi !
Lui : L’enveloppe peut-être …
La ménagère : Considérez que vous êtes en sursis et que dès que je trouverais une autre place, je partirais.
Lui : Ah ! Les femmes !
La ménagère : Ah non ! Même si c’est déjà un miracle que vous me reconnaissiez en tant que femme…
Lui : Si on veut…
La ménagère : Hm ! Je ne supporterais pas de vous entendre généraliser comme l’autre sur ce concept. Il n’y a pas plus du « les femmes » que « les hommes », « les gays», « les lesbiennes », « les trans » où tout ce que vous voudrez. Il y a des personnes ! C’est tout !
Lui : Voyez-vous cela. La serpillière qui pense.
La ménagère : Je ne sais pas ce qui me retient de…
Lui : L’enveloppe …
La ménagère : La compréhension de ce que vous traversez.
Lui : Je traverse quelque chose ? (ayant momentanément oublié)
La ménagère : Une rupture !
Lui : Ah oui ! (idem)
La ménagère : Ah oui !
Lui : (Se souvenant soudain) Ah oui…

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